Tap Tempo

Trouver le tempo d’un morceau en tapant le rythme

Cliquez, ou appuyez sur Espace
🥁 Lolo Drum School

Trouver le tempo prend dix secondes.
Le tenir en jouant, c’est une autre histoire.

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Comment trouver le BPM d’un morceau en dix secondes

  1. Lancez la musiqueSur votre téléphone, votre platine, YouTube — peu importe la source. Écoutez quelques secondes pour installer la pulsation dans votre tête.
  2. Tapez en rythmeCliquez sur le grand cadre, ou appuyez sur la barre d’espace, à chaque temps. Comme si vous tapiez du pied.
  3. Laissez le chiffre se poserLe tempo s’affiche dès la deuxième frappe. Continuez : vers la vingtième, quand il a cessé de bouger, il se fige et « Tempo trouvé » s’affiche.

Ce compteur de BPM fonctionne dans le navigateur, sur ordinateur comme sur mobile. Rien à installer, aucun compte à créer, et la musique n’a pas besoin d’être un fichier : vous tapez ce que vous entendez, d’où que ça vienne.

Tempo, BPM, tap tempo : trois mots pour la même idée

Le tempo, c’est la vitesse d’un morceau. On le mesure en BPM — « beats per minute », battements par minute en français : le nombre de pulsations qui passent en une minute. Un morceau à 120 BPM fait donc deux pulsations par seconde.

Le tap tempo (« taper le tempo ») est la méthode la plus rapide pour obtenir ce chiffre : vous frappez en rythme, l’outil mesure l’écart entre vos frappes et le convertit en BPM. C’est exactement ce que fait le bouton « Tap » d’une pédale de delay, d’un ampli ou d’un métronome électronique.

Un détecteur de BPM automatique fait le même travail à partir du fichier audio, sans vous. C’est pratique, mais ça se trompe souvent d’un facteur deux sur les morceaux lents, et ça ne sait rien faire d’un morceau qui respire, ralentit ou accélère. Le tap tempo, lui, mesure la pulsation que vous entendez — ce qui, pour un musicien, est souvent la bonne réponse.

Sur quelle pulsation taper ? Le piège numéro un

C’est là que la plupart des gens se trompent, et ça n’a rien à voir avec l’outil. Dans un morceau, plusieurs choses battent à des vitesses différentes en même temps :

  • la charleston joue souvent des croches, donc deux fois plus vite que la pulsation ;
  • la caisse claire tombe en général une fois sur deux temps ;
  • la grosse caisse suit le morceau, pas une règle fixe.

Si vous suivez la charleston, vous obtiendrez le double du vrai tempo. Si vous suivez uniquement la caisse claire, la moitié.

Le repère qui ne trompe pas : tapez ce que vous taperiez du pied en écoutant le morceau, ou ce que vous compteriez à voix haute « un, deux, trois, quatre ». C’est la pulsation. Si le chiffre vous paraît deux fois trop grand, cliquez sur « Recommencer » et retapez une fois sur deux ; s’il paraît deux fois trop petit, retapez deux fois plus vite.

Autre réflexe utile : évitez de taper pendant un fill ou un break de batterie. La pulsation continue, mais l’oreille se laisse entraîner par les notes rapides. Attendez le retour du groove.

Comment ce tap tempo calcule le BPM

Pas de boîte noire, voici la mécanique exacte :

  • l’outil note l’instant précis de chacune de vos frappes, à la milliseconde ;
  • il cherche ensuite le tempo qui colle le mieux à l’ensemble de vos frappes, et pas seulement aux deux dernières. Plus vous tapez, plus le calcul se resserre ;
  • les accidents sont rattrapés : une frappe partie toute seule (deux clics quasi simultanés) est ignorée, une pulsation oubliée est reconnue, et une frappe franchement à côté est écartée du calcul. Vous n’avez pas besoin d’être parfait ;
  • quand le chiffre a cessé de bouger — au moins vingt frappes, et pas plus d’un BPM d’écart sur six relevés d’affilée — le tempo est trouvé : il se fige, et les frappes suivantes ne le changent plus ;
  • pour mesurer autre chose : le bouton Recommencer, ou simplement une courte pause avant de retaper ;
  • une pause en cours de mesure remet aussi le compteur à zéro. Vous pouvez donc enchaîner plusieurs morceaux sans rien cliquer.

Tempos de référence par style de musique

Ces fourchettes ne sont pas des règles, mais des repères utiles pour vérifier que votre résultat est plausible.

StyleTempo courant (BPM)Exemple de repère
Ballade, slow60 – 80Une pulsation par seconde environ
Hip-hop, trap70 – 100Souvent noté en double (140 – 160)
Reggae70 – 100Le contretemps peut tromper l’oreille
Blues, shuffle80 – 130Pulsation ternaire
Pop, variété100 – 130120 BPM : le standard absolu
Rock110 – 150Le rock de scène part souvent plus vite
Funk, disco110 – 125La croche est reine, attention au double
House, dance120 – 130Très stable, souvent pile à 128
Punk, metal150 – 200Le blast beat se compte en demi-tempo
Drum and bass170 – 180Se ressent souvent à 85 – 90

Des indications italiennes aux BPM : Largo, Andante, Allegro

Sur une partition, le tempo est parfois écrit en italien plutôt qu’en chiffres. Voici la correspondance usuelle :

IndicationBPMCaractère
Largo40 – 60Très lent, large
Adagio66 – 76Lent, posé
Andante76 – 108Allant, au pas
Moderato108 – 120Modéré
Allegro120 – 156Vif, joyeux
Vivace156 – 176Très vif
Presto168 – 200Rapide
Prestissimo200 et plusLe plus rapide possible

Convertir un BPM en millisecondes (delay, reverb)

Si vous réglez une pédale de delay ou un plugin, c’est la durée d’un temps qui vous intéresse, pas le BPM. La formule tient en une ligne :

Durée d’une noire (ms) = 60 000 ÷ BPM

À 120 BPM, une noire dure donc 500 ms, une croche 250 ms, une double-croche 125 ms. Relevez le tempo ci-dessus, posez la division, vous avez votre réglage.

Vous avez le BPM. Et maintenant ?

Connaître le tempo d’un morceau, c’est une information. En faire quelque chose, c’est un plan de travail. Trois usages concrets :

Travailler un morceau en dessous du tempo cible

Relevez le BPM d’origine, retirez-en 20 à 30 %, et travaillez là. Vous remontez ensuite par paliers de 5 BPM, en ne montant que lorsque le palier précédent est propre trois fois de suite. C’est lent sur le papier, c’est trois fois plus rapide en réalité que de s’acharner au tempo réel.

Repérer votre plafond honnête

Prenez un exercice simple, montez le métronome jusqu’à ce que le son se dégrade. Le tempo juste en dessous, c’est votre vraie vitesse de travail. Notez-la : c’est le seul chiffre qui permette de mesurer un progrès dans six semaines.

Arriver en répétition avec le bon tempo en tête

Rien n’énerve plus un groupe qu’un morceau lancé trop vite. Relevez le BPM de la version que vous jouez, notez-le sur votre setlist, et démarrez dessus. Voir aussi notre vidéo 5 astuces pour qu’on vous foute la paix avec le tempo.

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